Encore un mot

En marchant, on avance

C’est fou, il y a plus qu’il n’en faut avec les portables, internet, les réseaux sociaux, skype et j’en passe… et pourtant on se prend encore des grands coups de “moments de solitude” dans la tronche.

Et puis ça passe, heureusement. Et on retrouve un peu de calme intérieur. On se promet de réussir un jour à maitriser tout ça, à être suffisamment bien avec soi et avec la vie pour n’importuner personne avec ses états d’âmes, ses peurs, ses soucis, ses doutes mais, au contraire, à continuer de marcher, de tracer son sillon. En ayant plus à offrir que besoin d’être soutenu.

Même si elle n’est pas ce qu’on voulait la vie réserve sans doute encore des bons petits plats, il suffit de savoir les goûter et elle vaut alors d’être vécu.

Dépression, séparation, soucis familiaux, santé (rien que du bénin mais qui confronte aux vieilles peurs), je me suis fait un beau parcours du loser depuis quelques mois. Mais en même temps, j’ai réussi à me bouger pour avancer sur des choses négligées depuis trop longtemps et dont je me servais pour me “cacher”.

Alors, après cette “opération vérité(s)”, je me dis que pas à pas… :)

Cette putain de depression me pourrit la vie depuis trop longtemps !

—De moi à moi-même (avec raison et dans l’espoir de ne plus, autant que possible, la laisser faire aussi facilement )

Entre vieux démons et aléas, on se retrouve tout seul à voir les 50 ans  approcher…
(en se demandant ce qu’on va bien pouvoir faire de sa vie, quel sens on peut encore essayer de lui donner… et si on va réussir à se bouger le cul pour ne pas s’enfoncer)

Un long dimanche

Je crois que c’est la dernière fois que ma mère a pu se déplacer pour venir me voir. Même si ça va encore, la maladie commence à gagner depuis l’arrêt de la dernière chimio qui n’a pas eu les effets escomptés. J’ai cru comprendre que pour le médecin il s’agit maintenant de ralentir la progression et de gagner un peu de temps mais plus moyen de faire régresser la tumeur. La vie quoi…

C’est pour ça je pense qu’elle tenait à venir aujourd’hui pour mon anniversaire. Moi je les fête plus tellement ces jours-là. De dépressions en solitudes, ça m’amuse pas vraiment de vieillir et de foncer droit sur la cinquantaine. Et puis en cas d’excès d’alcool pour m’étourdir un peu dans le tourbillon du néant, je paie de suite l’addition à cause de mon estomac de merde qui dégaine de suite le pavillon des grandes brûlures.

il y aurait pourtant urgence à en profiter. Sans attendre une retraite qu’on aura continué de nous voler. Le profil génétique côté paternel - qui lui aura eu 14 ans pour en “profiter” un peu jusqu’à 72 ans - semble ne pas prédisposer à des espérances exagérées.

Il avait eu une fille d’un premier mariage juste après guerre, née presque 20 ans avant moi donc. Une demi-soeur que j’ai très peu connue, sauf lors de rares visites qu’elles lui faisaient quand j’étais gamin; d’autant qu’en plus de la différence d’âge elle avait épousé un forain et vivait “sur la route” en caravane sillonnant les fêtes foraines européennes en exploitant un “manège”. Tout ça pour dire que ma mère m’a appris qu’elle est morte il y a quelques semaines, à même pas 68 ans.

Sinon, bien évidemment, je ne suis pas allé voter…

Trop, c’est trop

Internet, ordinateurs, tablettes… Y’en a marre ! Etre membre de la Congrégation des Frères de la Connexion Perpétuelle, ça commence à me les briser autant que n’importe quel autre dogme. Putain, du vide, du temps long, du “on verra plus tard”, du “je demanderai à quelqu’un”, du “je chercherai en rentrant” et surtout du “je m’en fous”,  du “je le saurai bien assez tôt”…

Parce qu’au fond l’actu, l’info, le flux ça n’a aucun sens si ce n’est de faire vivre ceux qui la vende; et je suis bien placé pour le savoir. L’immédiateté n’est qu’accumulation, seul un peu de recul, de décalage permet de dégager des lignes et interprétations. Et par charité, je ne parlerai pas de la qualité de bien des commentaires.

Ok, ok, c’est pratique. Fini de ce creuser la tête pour retrouver un putain de nom de film dont on voit tout sauf le nom. Quelques clics et hop, on peut vérifier que le clavier derrière Ian Dury est bien le même que celui qui figure dans les notes de pochettes pour l’enregistrement de Sandinista (sans se les taper, ce qui est dommage au fond car elles font partie du triple vinyle).

Puisqu’on parle zik, tout à portée de l’index c’est bien. Mais fouiner dans ses disques à la recherche du truc adéquat au moment “T”, c’était pas mal non plus. Ou ne pas avoir l’album qu’on aurait justement envie d’écouter. Tiens, même devoir attendre un peu que la mule l’ait ramené pour sauter dessus en rentrant c’était un autre plaisir…

Sans compter que l’accélération n’a pas fait disparaitre toutes les petites imperfections. Et que le moindre saut de connexion, le bidule qui bugue juste quand il faut pas… ça met vite les nerfs en boules.

Et je ne parle pas de cette constante sollicitation, ces mails, mentions, notifications etc. qui ne cessent. Ni de tous ces trucs sur lesquels on s’arrête et perd du temps juste parce qu’ils passent par là. Au final, même si on essaie de ménager des plages où on décide de les ignorer, cela ne fait que rajouter du bruit, des signaux si multiples qu’ils brouillent les rares importants. D’accord, je néglige au passage la sociabilité étendue que cela permet. Mais là aussi il y aurait une lecture critique et non béate à faire qui mériterait tout un chapitre, et à laquelle je m’essaierai peut être un de ces jours.

Au fond je dois être un peu con. Bouffé dans bien des aspects pas la technique au boulot, presque en positiviste, qui ne voudrait pas voir qu’elles ont plus détruit de possibilités qu’elles n’en ont ouvertes telles qu’elles ont été utilisées et mises en oeuvre par les détenteurs du capital et leurs bricolos serviles du management, je pousse le vice à en utiliser quand je n’y suis pas obligé.

Solitude pour solitude, solitaire pour solitaire, je joue avec la tentation de la déconnexion. Retrouver le temps d’une lecture longue, d’une attention dépassant les quelques minutes d’une vidéo Youtube, d’un ennui qui ne serait meublé de rien, d’un peu de vide, les yeux dans le vague et l’esprit à la dérive vers des pourquoi pas…

Voeux pieux certes, mais s’ils pouvaient au mieux déboucher sur une meilleure gestion du temps passé dans le virtuel ce serait toujours ça. Et puis “l’action” internétisé hein… “Un con qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis”, dixit Audiard (père).

Un pote a retrouvé la photo de classe de notre année de CP. C’était donc il y a quelque chose comme 42 ans. Autant dire que je ne me suis pas reconnu moi-même du premier coup :D C’est marrant de revoir ça, les looks de l’époque… Je remets un nom sur quelques unes des trombines mais pas sur toutes, loin de là. Je me demande bien ce que l’avenir a pu réserver à chacun; en dehors du pote en question je n’ai plus de contact avec aucun. Quant à l’instit’, il s’appelait M. Béringer (pas sûr de l’orthographe) et, en plus d’en avoir gardé un bon souvenir personnel, il ne saura sans doute jamais - comme les quatre suivants du CE1 au CM2 -, ce qu’il a forgé, mis sur de bons rails (et ouvert aux chemins de traverse) et ce qu’on lui (leur) doit…

Un pote a retrouvé la photo de classe de notre année de CP. C’était donc il y a quelque chose comme 42 ans. Autant dire que je ne me suis pas reconnu moi-même du premier coup :D C’est marrant de revoir ça, les looks de l’époque… Je remets un nom sur quelques unes des trombines mais pas sur toutes, loin de là. Je me demande bien ce que l’avenir a pu réserver à chacun; en dehors du pote en question je n’ai plus de contact avec aucun. Quant à l’instit’, il s’appelait M. Béringer (pas sûr de l’orthographe) et, en plus d’en avoir gardé un bon souvenir personnel, il ne saura sans doute jamais - comme les quatre suivants du CE1 au CM2 -, ce qu’il a forgé, mis sur de bons rails (et ouvert aux chemins de traverse) et ce qu’on lui (leur) doit…

Sexologie

Qu’il soit destroy ou vanille, au gré des fortunes diverses, le commerce avec le sexe opposé (#oupas) n’a pour seule monnaie symbolique et profit immédiat ou différé que le vide, total et sans espoir, d’un seul et même connard. Et ce connard c’est soi-même, que la raison et la faculté devraient conseiller de confiner derrière la herse de son bunker.

  • Me: Tu manques pas d'air !
  • Moi: Ben si justement... Même en inspirant à fond rien n'y fait, je le recherche par moment

Eveil d’ inconscience

Ça serait pas mal. Attention hein, loin de moi l’idée de mort. Ça va pas hého ?! Mais, parmi la panoplie des drogues légales accessibles, je rêverais d’un somno vraiment efficace. Le genre radical. Qui ne laisserait… allez quoi, qu’entre 5 et 8 heures d’éveil par jour. Ouais cinq, ça serait largement suffisant. Juste le temps d’un moment de conscience. Bouffer. Fumer. Etc.  Parce qu’au-delà, voir, entendre le monde et, pire, devoir le fréquenter, ça devient vite pénible.

La preuve, l’énervement qui monte donnerait envie de pouvoir replonger dans l’inconscience illico, quelques heures seulement après le réveil. Au moment où les bonnes dispositions espérées, entr’aperçues, sont vite enterrées après un peu de temps au contact de la réalité. Au lieu de ça, un bon cauchemar vaudrait encore mieux: disparu sitôt les yeux ouverts.

Je suis sûr en plus qu’un truc pareil ferait un bizness rentable pour les labo. A se demander ce qu’ils branlent ces cons-là…

Un “sac” bien utile (Wallabag)

Un peu de “geekerie” pour une fois sur ce Tumblr. Je découvre par hasard une alternative sympa, gratos et “libre” (open source) à Instapaper ou Evernote. Un bon moyen donc d’éviter tous ces onglets gardés ouverts de choses à lire… “plus tard”.

Il suffit de s’enregistrer, de créer un compte (ici: http://www.framabag.org/index.php), d’attendre le mail de confirmation et de suivre les explications. Il n’y a plus qu’à “épingler” en surfant tous les articles dont on remet la lecture à un autre moment, grâce aux extensions disponibles à installer sur le navigateur (Firefox ou Chrome) et aux applications mobiles pour Androïd et Windows Phone (pour iOS le développement est en cours). Le tour est joué. On peut, si on aime (sait :/) bidouiller, auto-héberger ces données, ou y accéder en ligne sur Framabag, en ayant donc l’assurance qu’elles ne seront pas utilisées, vendues… pour des profilages marketings etc.

Il ne restera plus qu’à bloquer du temps pour aller consulter les pages notées sur son Wallabag et lire ce qui nous a paru intéressant sans avoir le temps de s’y plonger sur le moment. Et on peut même les partager (mail, twitter) directement. Cool non ?

http://www.framabag.org/index.php

https://www.wallabag.org/

Twitter : @wallabagapp

Note: Bon ok, on me fait remarquer qu’il y a des chances que le sac contienne de toute façon plus de pages qu’on aura le temps d’en lire mais ça évitera au moins d’avoir en permanence cette multitude d’onglets ouverts en attente de lecture :p
(C’est du libre et c’est gratos mais Framasoft accepte les dons ;-))