Encore un mot

Relativiser

Rentrer du boulot une nuit (fraîche) d’été, sa baguette de pain sous le bras et déjà le menu en tête. Savoir qu’en son absence le ménage a été fait. Se prendre cependant un peu la tête avec certaines incertitudes. Voir deux types, qui n’ont sans doute pas trouvé de place à l’asile de nuit, dormir dans un recoin, par terre, sur le trottoir, un sac en guise d’oreiller. Juste se rendre compte de la chance qu’on a, même si tout n’est pas toujours parfait et que chacun connaît des moments difficiles. Relativiser et se dire que le destin est vraiment plus dur avec certains. Ici ou ailleurs.

On reprend #tumblrmylife

Reprise demain. Un peu “angoissé” de revoir beaucoup de monde à la fois et j’ai l’impression d’avoir tout oublié en matière de méthodes au boulot. La mémoire reviendra en le faisant j’espère, comme le vélo :D

Ça aura été un long arrêt cette fois, quasi trois mois. Une nouvelle dépression qui aura fait des dégâts, y compris une séparation, la fin d’une relation de dix ans. Mais je pense, j’espère avoir fait du chemin et m’être mis sur de bons rails. Qu’il va falloir garder, en surveillant et corrigeant mes habitudes comportementales, et en m’obligeant à une gymnastique intellectuelle me permettant d’apprécier les bonnes choses et les bons moments quand ils se présentent.

Le retour va se faire en douceur puisque je serai en mi-temps thérapeutique durant quelques semaines. Et que j’aurai un break de cinq jours vers la fin du mois pour me faire casser un calcul rénal (en espérant qu’il ne se manifeste pas trop douloureusement d’ici là). D’ailleurs je me suis gardé le gros dossier de pré admission à remplir avant la consultation avec l’anesthésiste mercredi, pour occuper ma fin de dimanche et ne pas trop “broger” autour de mon retour au taf’ ;-)

Voilà, c’est un peu #tumblrmylife ce texte mais c’est aussi l’occasion de remercier ceux qui m’ont soutenu, et me soutiennent encore, aidé à remonter la pente, et à continuer d’avancer…

En marchant, on avance

C’est fou, il y a plus qu’il n’en faut avec les portables, internet, les réseaux sociaux, skype et j’en passe… et pourtant on se prend encore des grands coups de “moments de solitude” dans la tronche.

Et puis ça passe, heureusement. Et on retrouve un peu de calme intérieur. On se promet de réussir un jour à maitriser tout ça, à être suffisamment bien avec soi et avec la vie pour n’importuner personne avec ses états d’âmes, ses peurs, ses soucis, ses doutes mais, au contraire, à continuer de marcher, de tracer son sillon. En ayant plus à offrir que besoin d’être soutenu.

Même si elle n’est pas ce qu’on voulait la vie réserve sans doute encore des bons petits plats, il suffit de savoir les goûter et elle vaut alors d’être vécu.

Dépression, séparation, soucis familiaux, santé (rien que du bénin mais qui confronte aux vieilles peurs), je me suis fait un beau parcours du loser depuis quelques mois. Mais en même temps, j’ai réussi à me bouger pour avancer sur des choses négligées depuis trop longtemps et dont je me servais pour me “cacher”.

Alors, après cette “opération vérité(s)”, je me dis que pas à pas… :)

Cette putain de depression me pourrit la vie depuis trop longtemps !

—De moi à moi-même (avec raison et dans l’espoir de ne plus, autant que possible, la laisser faire aussi facilement )

Entre vieux démons et aléas, on se retrouve tout seul à voir les 50 ans  approcher…
(en se demandant ce qu’on va bien pouvoir faire de sa vie, quel sens on peut encore essayer de lui donner… et si on va réussir à se bouger le cul pour ne pas s’enfoncer)

Un long dimanche

Je crois que c’est la dernière fois que ma mère a pu se déplacer pour venir me voir. Même si ça va encore, la maladie commence à gagner depuis l’arrêt de la dernière chimio qui n’a pas eu les effets escomptés. J’ai cru comprendre que pour le médecin il s’agit maintenant de ralentir la progression et de gagner un peu de temps mais plus moyen de faire régresser la tumeur. La vie quoi…

C’est pour ça je pense qu’elle tenait à venir aujourd’hui pour mon anniversaire. Moi je les fête plus tellement ces jours-là. De dépressions en solitudes, ça m’amuse pas vraiment de vieillir et de foncer droit sur la cinquantaine. Et puis en cas d’excès d’alcool pour m’étourdir un peu dans le tourbillon du néant, je paie de suite l’addition à cause de mon estomac de merde qui dégaine de suite le pavillon des grandes brûlures.

il y aurait pourtant urgence à en profiter. Sans attendre une retraite qu’on aura continué de nous voler. Le profil génétique côté paternel - qui lui aura eu 14 ans pour en “profiter” un peu jusqu’à 72 ans - semble ne pas prédisposer à des espérances exagérées.

Il avait eu une fille d’un premier mariage juste après guerre, née presque 20 ans avant moi donc. Une demi-soeur que j’ai très peu connue, sauf lors de rares visites qu’elles lui faisaient quand j’étais gamin; d’autant qu’en plus de la différence d’âge elle avait épousé un forain et vivait “sur la route” en caravane sillonnant les fêtes foraines européennes en exploitant un “manège”. Tout ça pour dire que ma mère m’a appris qu’elle est morte il y a quelques semaines, à même pas 68 ans.

Sinon, bien évidemment, je ne suis pas allé voter…

Trop, c’est trop

Internet, ordinateurs, tablettes… Y’en a marre ! Etre membre de la Congrégation des Frères de la Connexion Perpétuelle, ça commence à me les briser autant que n’importe quel autre dogme. Putain, du vide, du temps long, du “on verra plus tard”, du “je demanderai à quelqu’un”, du “je chercherai en rentrant” et surtout du “je m’en fous”,  du “je le saurai bien assez tôt”…

Parce qu’au fond l’actu, l’info, le flux ça n’a aucun sens si ce n’est de faire vivre ceux qui la vende; et je suis bien placé pour le savoir. L’immédiateté n’est qu’accumulation, seul un peu de recul, de décalage permet de dégager des lignes et interprétations. Et par charité, je ne parlerai pas de la qualité de bien des commentaires.

Ok, ok, c’est pratique. Fini de ce creuser la tête pour retrouver un putain de nom de film dont on voit tout sauf le nom. Quelques clics et hop, on peut vérifier que le clavier derrière Ian Dury est bien le même que celui qui figure dans les notes de pochettes pour l’enregistrement de Sandinista (sans se les taper, ce qui est dommage au fond car elles font partie du triple vinyle).

Puisqu’on parle zik, tout à portée de l’index c’est bien. Mais fouiner dans ses disques à la recherche du truc adéquat au moment “T”, c’était pas mal non plus. Ou ne pas avoir l’album qu’on aurait justement envie d’écouter. Tiens, même devoir attendre un peu que la mule l’ait ramené pour sauter dessus en rentrant c’était un autre plaisir…

Sans compter que l’accélération n’a pas fait disparaitre toutes les petites imperfections. Et que le moindre saut de connexion, le bidule qui bugue juste quand il faut pas… ça met vite les nerfs en boules.

Et je ne parle pas de cette constante sollicitation, ces mails, mentions, notifications etc. qui ne cessent. Ni de tous ces trucs sur lesquels on s’arrête et perd du temps juste parce qu’ils passent par là. Au final, même si on essaie de ménager des plages où on décide de les ignorer, cela ne fait que rajouter du bruit, des signaux si multiples qu’ils brouillent les rares importants. D’accord, je néglige au passage la sociabilité étendue que cela permet. Mais là aussi il y aurait une lecture critique et non béate à faire qui mériterait tout un chapitre, et à laquelle je m’essaierai peut être un de ces jours.

Au fond je dois être un peu con. Bouffé dans bien des aspects pas la technique au boulot, presque en positiviste, qui ne voudrait pas voir qu’elles ont plus détruit de possibilités qu’elles n’en ont ouvertes telles qu’elles ont été utilisées et mises en oeuvre par les détenteurs du capital et leurs bricolos serviles du management, je pousse le vice à en utiliser quand je n’y suis pas obligé.

Solitude pour solitude, solitaire pour solitaire, je joue avec la tentation de la déconnexion. Retrouver le temps d’une lecture longue, d’une attention dépassant les quelques minutes d’une vidéo Youtube, d’un ennui qui ne serait meublé de rien, d’un peu de vide, les yeux dans le vague et l’esprit à la dérive vers des pourquoi pas…

Voeux pieux certes, mais s’ils pouvaient au mieux déboucher sur une meilleure gestion du temps passé dans le virtuel ce serait toujours ça. Et puis “l’action” internétisé hein… “Un con qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis”, dixit Audiard (père).

Un pote a retrouvé la photo de classe de notre année de CP. C’était donc il y a quelque chose comme 42 ans. Autant dire que je ne me suis pas reconnu moi-même du premier coup :D C’est marrant de revoir ça, les looks de l’époque… Je remets un nom sur quelques unes des trombines mais pas sur toutes, loin de là. Je me demande bien ce que l’avenir a pu réserver à chacun; en dehors du pote en question je n’ai plus de contact avec aucun. Quant à l’instit’, il s’appelait M. Béringer (pas sûr de l’orthographe) et, en plus d’en avoir gardé un bon souvenir personnel, il ne saura sans doute jamais - comme les quatre suivants du CE1 au CM2 -, ce qu’il a forgé, mis sur de bons rails (et ouvert aux chemins de traverse) et ce qu’on lui (leur) doit…

Un pote a retrouvé la photo de classe de notre année de CP. C’était donc il y a quelque chose comme 42 ans. Autant dire que je ne me suis pas reconnu moi-même du premier coup :D C’est marrant de revoir ça, les looks de l’époque… Je remets un nom sur quelques unes des trombines mais pas sur toutes, loin de là. Je me demande bien ce que l’avenir a pu réserver à chacun; en dehors du pote en question je n’ai plus de contact avec aucun. Quant à l’instit’, il s’appelait M. Béringer (pas sûr de l’orthographe) et, en plus d’en avoir gardé un bon souvenir personnel, il ne saura sans doute jamais - comme les quatre suivants du CE1 au CM2 -, ce qu’il a forgé, mis sur de bons rails (et ouvert aux chemins de traverse) et ce qu’on lui (leur) doit…

Sexologie

Qu’il soit destroy ou vanille, au gré des fortunes diverses, le commerce avec le sexe opposé (#oupas) n’a pour seule monnaie symbolique et profit immédiat ou différé que le vide, total et sans espoir, d’un seul et même connard. Et ce connard c’est soi-même, que la raison et la faculté devraient conseiller de confiner derrière la herse de son bunker.

  • Me: Tu manques pas d'air !
  • Moi: Ben si justement... Même en inspirant à fond rien n'y fait, je le recherche par moment